Dimanche 26 mars 2017
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Mis à jour le 20.03.2017 à 09h30 | Publié par Frederic Dayan - Photo : Bernard Rondeau / Photosociale
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La CGT de l'intérim marque des points

intérimAu terme d'une trentaine de séances de négociation laborieuse sur laquelle la CGT de l'intérim a mobilisé ces dernières années, un accord de branche a été conclu avec des avancées qualifiées par l'USI-CGT d'« importantes » pour la sécurité des salariés intérimaires, même si l'accord est « loin d'être complet et parfait ».

La CGT de l'intérim marque des points

Ce texte, fruit d'une laborieuse négociation vise, selon l'organisation patronale de l'intérim (Prisme) à « renforcer le rôle des salariés permanents en s'appuyant sur un référentiel de compétences sur la sécurité, fournir un cadre de mise en place d'une amélioration de la qualité de vie au travail et à faciliter le retour à l'emploi des salariés intérimaires victimes d'un accident de travail ». Reste que, pour en arriver à ce résultat, le patronat de la branche s'est fait tordre le bras pour rouvrir une négociation en panne depuis plusieurs années.

 

Intérim : trop d’accidents

L'Union syndicale de l'intérim CGT (USI-CGT), qui revendique de longue date une amélioration de la prise en compte de la sécurité pour les salariés du secteur, a en effet beaucoup œuvré, d'une part, pour arracher cette négociation, d'autre part, pour imposer des avancées. Elle a d'ailleurs engagé en septembre 2016 une grande campagne intitulée « Urgent ! Intérimaires en danger » pour attirer l'attention sur un secteur où la fréquence des accidents du travail est beaucoup plus élevée que dans l'ensemble de la population salariée. Même si une baisse de 3,7 % des accidents a été enregistrée en 2015, l'indice de fréquence s'est encore établi à 44,8 accidents avec arrêt pour 1 000 salariés (contre 33,9 % pour l'ensemble des salariés), selon la branche accidents du travail et maladies professionnelles (AT-MP) de la Sécurité sociale.

 

Une négociation enfin rouverte

Au printemps 2015, de nombreuses actions des militants de la CGT de l’Intérim avaient obligé le patronat de la branche du travail temporaire à rouvrir cette négociation, au point mort depuis plusieurs années.

 

Pour la sécurité

Parmi les points positifs relevés par la CGT, le « référentiel de compétences qui doit être la règle des salariés permanents pour déléguer en sécurité les salariés intérimaires. », le « principe d'une médecine du travail de branche » et le « principe de formation à la sécurité en fonction des métiers et non strictement en lien avec la mission ». Autre point souligné, la reconnaissance des accidents du travail/maladies professionnelles et du « principe d'un parcours de reclassement passant par une visite de reprise ».
C'est « la première fois qu'un tel dispositif se met en place », a relevé André Fadda, dirigeant de l'USI-CGT. « Les jalons sont posés », s'est félicité le responsable syndical, en soulignant que ces avancées avaient été « arrachées par la mobilisation » de la CGT de l'intérim mais « aussi des syndicats CGT des entreprises utilisatrices ».

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