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Mis à jour le 10.01.2015 | Publié par La NVO
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Charlie Hebdo assassiné. La réponse populaire.

CharbLa tuerie de Charlie Hebdo a connu un prolongement dramatique. Au total dix sept victimes. La mort des tueurs n'effacera pas l'immense peine de leurs proches et de leurs amis(e)s. Elle n'effacera pas non plus le péril annoncé d'un engrenage de la violence. Sommes-nous en guerre ? Comme le laisse entendre François Hollande, comme le traitement médiatique des derniers événements porterait à le croire ?      

Charlie Hebdo assassiné. La réponse populaire.

La guerre au terrorisme risquerait, si nous n'y prenons garde, de se transformer en guerre entre citoyens Français d'origines, de religions et de cultures différentes.

Dans ce cas les forces de sécurité ne suffiraient pas à assurer la sécurité. Il n'est d'autre réponse efficace que la conscience réfléchie et l'action populaire, fondées sur les valeurs républicaines de liberté, de démocratie et de justice sociale, chèrement acquises, qui nous permettent de vivre ensemble.

Mercredi 7 janvier plus de 100 000 personnes en France ont manifesté contre la haine et pour la liberté. Jeudi, de nouvelles manifestations, notamment de jeunes, ont parcouru les rues des villes. 

Partout dans le monde l'indignation s'est exprimée et des manifestations de solidarité se sont également déroulées. En France des débats s'organisent et mettent en cause les campagnes récurrentes de stigmatisation et de division fondées sur l'appartenance religieuse. Ce fut notamment le cas avec la médiatisation disproportionnée dont bénéficient les ouvrages de Eric Zemmour, "Le suicide Français" et de Michel Houellebecq, "Soumission".

 

Des débats salutaires contre la haine, les stigmatisations, les discriminations, pour la liberté d'expression, la liberté et le pluralisme de la presse, la justice sociale.

 

La NVO et le mensuel Ensemble ont souvent fait appel aux dessinateurs de Charlie Hebdo, Charb, Wolinski, Tignous, Philippe Honoré. Leurs dessins exprimaient bien mieux ce que des éditoriaux peinaient à dire. Ce ne sont pas seulement des hommes et des femmes attachants et courageux qui disparaissent, c'est un ferment d'intelligence sociale, humaine et politique qui participait du combat social et syndical pour une société plus juste, plus fraternelle.

 

 Dimanche 11 janvier

C'est tout l'enjeu de la mobilisation sociale à laquelle appellent dans l'unité les organisations syndicales de notre pays. Ce week end dans toutes les villes de France. A Paris Place de la République.

 

Voir le communiqué des organisations syndicales

Voir le communiqué des syndicats de journalistes

 


 

Mercredi 7 janvier 2015

Douze personnes ont été tuées mercredi 7 janvier au siège du journal Charlie Hebdo. La rédaction du journal satirique est littéralement décimée. Deux policiers ont également perdu la vie. Cette tuerie est l'oeuvre macabre de deux hommes cagoulés qui ont pris la fuite et sont activement recherchés. Le soir-même de cet assassinat un rassemblement spontané et populaire a eu lieu dans de nombreuses villes dont Paris. La rédaction de la NVO s'est rendue Place de la République mercredi soir.

 

 

 

 

 


 

Jeudi au siège de la CGT


Jeudi à 12h au siège de la CGT à Montreuil, les militants et les personnels de la confédération étaient appelés à rendre hommage aux victimes de l'attentat terroriste contre le journal Charlie Hebdo et à oberver une minute de silence comme partout dans le pays.

 

 


 

 Communiqué de la Nouvelle Vie Ouvrière

"Les journalistes et les personnels de la Nouvelle Vie Ouvrière sont bouleversés et indignés par l'attentat dont ont été victimes la rédaction et les salariés de Charlie Hebdo.

Ils tiennent à leur exprimer leur totale solidarité et leur soutien aux familles des victimes."

Montreuil le mercredi 7 janvier 2015.

 


 

 

Nos amis, nos camarades

 

Charb, rédacteur en chef de Charlie Hebdo, qui fait partie des victimes, avait adressé ce dessin au journal "Ensemble" destiné aux adhérents de la CGT, et à paraître prochainement.

 


 

Outre les journalistes, artistes dessinateurs, Cabu, Charb, Philippe Honoré, Tignous et Wolinski, l'économiste et chroniqueur économique Bernard Maris compte au nombre des victimes, tout comme Elsa Cayat, chroniqueuse et psychanaliste, Mustapha Ourrad, correcteur et Michel Renaud, président du "Rendez-vous du carnet de voyage" à Clermont-Ferrand, personnalité politique clermontoise et ancien journaliste.

Deux policiers, Franck Brinsolaro, affecté à la sécurité de Charb et Ahmed Merabet, policier du XIème arrondissement, ainsi que l'agent d'entretien Frédéric Boisseau ont également été tués.
Parmi les blessés graves, le chroniqueur Philippe Lançon, le journaliste et spécialiste de l'écologie Fabrice Nicolino et le dessinateur Riss ainsi que Simon Fieschi, webmaster du site du journal.

 


 

 

Témoignage de Luc Hermann, de l'agence de presse

"Premières Lignes" - voisine de "Charlie Hebdo"- .

 

L’agence de presse Premières Lignes, spécialisée dans le documentaire d’investigation, a été fondée en 2006 par Paul Moreira et Luc Hermann. Elle est installée, comme la rédaction de Charlie Hebdo, au deuxième étage d’un modeste immeuble de la rue Nicolas Appert (Paris XIème). Luc Hermann, journaliste et producteur, témoigne pour nvo.fr des événements tragiques de la journée d’hier.

 

 « Je suis arrivé sur place trente minutes après l’attentat, mais j’étais en ligne avec mes collègues. Nos locaux sont sur le même palier que ceux de Charlie, c’est la porte en face. Les tueurs sont arrivés au 2ème étage et nos journalistes ont entendu des tirs très nourris et de très violentes détonations. Ils ont bloqué la porte de nos locaux et, par notre escalier intérieur, certains sont montés sur le toit et ont filmé l’échange de tirs avec la police. C’était très violent et les tueurs agissaient très froidement.

 

Puis deux journalistes de Premières Lignes, dont Laurent Richard qui a témoigné hier sur nombre de médias, sont entrés dans les locaux de Charlie juste avant les secours.

 

C’était une scène d’horreur, du sang et des corps partout. Ils ont tout de suite cherché à porter secours aux blessés, aidant notamment l’un d’entre eux à descendre au rez-de-chaussée pour faciliter sa prise en charge par les secours qui sont arrivés très vite. Laurent est toujours sous le choc.
Il n’y a pas eu de blessés dans notre équipe, mais tout le monde est très choqué, et bien sûr, nous ne pouvons pas accéder à nos locaux.

 

 

Connaissiez-vous les confrères de Charlie Hebdo ?

Nous connaissions juste de vue nos confrères de Charlie, qui n’étaient installés dans ces locaux que depuis l’été dernier. Quand nous avions appris qu’ils allaient occuper les bureaux en face des nôtres, nous avons été plutôt fiers. On se disait entre nous que la notoriété de nos modestes locaux allait augmenter, et on plaisantait à propos des risques dus à ce voisinage et du fait d'avoir une surveillance policière. On était bien sûr très loin d’imaginer ce qui allait se produire…

 

Quel est aujourd’hui votre sentiment, votre envie après cet événement ?

 

L’envie est toute simple, et je pense qu’elle est valable dans toutes les rédactions : continuer à enquêter et à travailler, comme je l’ai dit ce matin à des confrères de la presse anglo-saxonne qui m’ont interviewé. Notre seule façon de répondre est de poursuivre notre travail, d’écrire et de diffuser avec une liberté totale, j’insiste sur ce point, et de continuer à se battre pour ce métier. Nous enquêtons sur des terrains difficiles, en Syrie, en Irak, sur des faits graves qui engagent, par exemple, des multinationales et donc nos journalistes sont toujours très précautionneux et longuement préparés. On va continuer à travailler et aussi enquêter sur ce qui s’est passé hier, sur qui a perpétré ce massacre.

 

Propos recueillis par Dee Brooks


 

 

De très nombreux rassemblements ont eu lieu dans tout le pays après l'attentat meurtrier contre Charlie Hebdo, on estime que 100 000 personnes y ont assisté.

Un millier de personnes se sont ainsi réunies à 18h à la mairie de Montreuil -ville d'où était originaire Tignous- où le maire, Patrice Bessac, a appelé, après une minute de silence, à rejoindre le rassemblement parisien Place de la République et à être « Unis, toutes opinions, confessions et non-confessions confondues (…) en ne cédant rien, à aucune haine mais au contraire en défendant avec force nos valeurs humanistes, les valeurs de la république. » 

 

             

 

Le caricaturiste australien David Pope a réagi par ce dessin à l'assassinat des confrères de Charlie Hebdo.

Jouant sur le double sens du verbe "to draw", son personnage armé déclare "He drew first", ce qui signifie à la fois "Il a dégainé le premier" et "Il a dessiné le premier"...

 


 

 

Dessin de Bernard Totée (UD CGT 28) hommage

d'un lecteur de la NVO à nos confrères de Charlie Hebdo

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