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THÉÂTRE

Avignon : la CGT Spectacle à la rencontre des artistes du festival

10 juillet 2019 | Mise à jour le 10 juillet 2019
Par | Photo(s) : DR
Avignon : la CGT Spectacle à la rencontre des artistes du festival

Pour sa 73e édition, le Festival d’Avignon réunit quelque 1 600 spectacles à travers 150 lieux différents. Derrière chacune de ces productions, des artistes, des techniciens, des régisseurs, une fourmilière plus ou moins organisée d’intermittents ou de salariés permanents. L’occasion pour les syndicats de la CGT Spectacle d’aller à leur rencontre.

On se souvient qu’il y a six ans, Avignon, comme les autres grands festivals de l’Hexagone, avait été secoué par la bataille des intermittents pour la défense de leur régime d’assurance-chômage. Si, à la veille des festivals de l’été 2019, le gouvernement et le Medef ont pris soin de ne pas remettre le feu aux annexes 8 et 10 qui les protègent, les professionnels du spectacle vivant n’en sont pas moins inquiets face aux évolutions de leurs métiers.

Avignon est donc aussi, et depuis de nombreuses années, un rendez-vous de la CGT Spectacle qui déploie ses équipes syndicales pour aller à la rencontre des troupes. Les syndicats de cette fédération tiennent ainsi une permanence au Cloître Saint-Louis, dans les lieux qui accueillent la direction du festival, à l'Institut supérieur des techniques du spectacle (ISTS) ou encore au service de la médecine du travail des intermittents.

Le festival est un carrefour stratégique pour informer, militer, syndiquer

Le festival est en conséquence un carrefour stratégique pour croiser les professionnels du théâtre et un point à partir duquel les équipes syndicales partent faire du porte-à-porte afin de distribuer aux troupes la presse syndicale et les tracts. Nous avons suivi quelques militants en pleine mission « patates ». C’est le surnom qu’ils donnent à ces tournées de tractage car, pour se répartir les 150 salles du festival Off et les lieux du festival In, ils dessinent des formes patatoïdes sur les plans de la ville.

Souvent le premier contact avec la CGT Spectacle

«Souvent, ces tournées sont le premier contact avec le syndicat, confie Lucie Sorin, comédienne militante du SFA (Syndicat français des artistes-interprètes CGT). C’est notamment vrai pour beaucoup de jeunes artistes. Alors, nous faisons en sorte que chacun reparte avec en poche un support, une brochure avec les coordonnées de nos syndicats.

On ne fait pas vraiment d’adhésions sur place, mais on se fait connaître et ça finit par payer. Un festival comme Avignon, c’est souvent l’occasion de prendre conscience de ses droits. Et quand les problèmes surviennent, quand on s’engueule dans une troupe, c’est souvent là qu’on vient nous voir. Les gens reprennent contact avec nous parce qu’ils connaissent la CGT et son action. »