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JUSTICE

La CGT fait condamner Ford Blanquefort

6 novembre 2017 | Mise à jour le 6 novembre 2017
Par | Photo(s) : Marion Vacca / Maxppp
La CGT fait condamner Ford Blanquefort

Manifestation pour l'avenir de l'usine Ford de Blanquefort

Le TGI de Bordeaux vient de condamner Ford à respecter son engagement de maintien de 1 000 emplois en CDI à la suite de la plainte du syndicat CGT de Ford Aquitaine Industries à Blanquefort (Gironde).

C'est ce 2 novembre 2017 que la décision du TGI de Bordeaux a été rendue publique. Suite à la plainte déposée par la CGT Ford de Blanquefort (33), la firme automobile est condamnée à verser des dommages et intérêts pour ne pas avoir respecté ses promesses en matière d'emploi et d'embauches. Le juge a en effet constaté que la multinationale a « pris l'engagement unilatéral d'un maintien de 1 000 emplois sur le site de Blanquefort de cinq années à compter du 24 mai 2013 », or cet engagement n'était plus respecté au 31 décembre 2016. Ford devra donc payer 3 000 euros de dommages et intérêts au syndicat CGT en sus de l'obligation d'atteindre les 1 000 emplois à compter du 1er janvier 2018. Cette obligation court jusqu’au 24 mai 2018 conformément à l’accord-cadre de 2013. Elle est aussi assortie d’une astreinte de 500 euros par jour de retard.

Côté syndical, on fête le succès : « Cette décision nous a ravis » commente Eric Lafarge, délégué du personnel CGT et représentant syndical au CE chez FAI Blanquefort, et d'expliquer : « En 2013, face au trou d'air de production, la direction de Ford a signé avec les représentants du gouvernement un accord qui leur attribuait des subventions. L'accord a permis d'obtenir des aides sur la formation professionnelle et surtout la mise en œuvre de l'APLD. L’activité partielle de longue durée (APLD), c'est ce dispositif qui compensait les pertes de salaires durant les périodes de chômage technique. Le dispositif et les aides se sont étalés sur environ trois ans. Le syndicat avait cependant aussi obtenu l'engagement du maintien de 1 000 emplois sur le site. Mais par la suite, la direction a prétendu que cet engagement n'était en fait qu'un objectif. À force d'érosion et de non-remplacement des partants, on est passé sous la barre des mille et ils comptaient sur la lassitude. »

Pas de chance pour la direction, la CGT n'a pas laissé passer et saisi le tribunal. Éric aurait préféré une bonne et grande mobilisation des salariés plutôt qu'une bataille juridique, mais il ne boude pas non plus son plaisir d'avoir gagné sur ce terrain : « C'est un succès juridique que nous venons de remporter, mais on ne lâche rien et on utilise toutes les armes que nous avons à disposition. » Une victoire qui est tout de même pondérée par le climat marqué par le manque d'investissement actuel sur ce site : « La situation d'aujourd'hui est aussi grave que celle de 2013 parce qu'on a encore moins de perspectives de production et de maintien d'emplois. Mais dans un climat difficile, une bonne nouvelle cela fait plaisir. »