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Transport aérien

Transavia : hôtesses, stewards et pilotes exigent de pouvoir négocier l'avenir de la compagnie low-cost

20 août 2019 | Mise à jour le 20 août 2019
Par et
Après un mouvement de grève du 16 au 18 août à l’appel de la CGT, le Syndicat des pilotes de ligne (SPL) de Transavia France, qui veut participer aux négociations sur le développement de la compagnie, a déposé un préavis de grève pour la rentrée.

Ce préavis court du 1er septembre au 15 octobre, indique dans un communiqué le SPL, représentatif des pilotes chez Transavia France, filiale low cost du groupe Air France-KLM.

Évoquant le projet d’accord trouvé en juillet au sein d’Air France entre direction et pilotes du syndicat SNPL pour le développement de Transavia France, le SPL souligne que cet accord « n’est toujours pas signé, puisque le SNPL Air France a décidé de le modifier » , et « déplore » que les organisations syndicales « représentatives de Transavia » ne soient « encore une fois pas conviées aux négociations« . Fin juillet, les pilotes du SNPL Air France ont approuvé par référendum l’abandon du quota de 40 appareils maximum imposé en 2014 à Transavia France afin de limiter le transfert d’activité d’Air France vers cette filiale.

Pour le SPL, « un tel accord ne peut être négocié sans les organisations syndicales de l’entreprise Transavia« . « Il n’est pas acceptable que des organisations syndicales extérieures viennent négocier notre avenir, nos conditions de travail et nos rémunérations » , ajoute le SPL, qui « exige le strict respect des instances représentatives du personnel de Transavia et de ses syndicats représentatifs » .

La CGT, premier syndicat chez Transavia France, qui a appelé hôtesses et stewards à faire grève de vendredi à dimanche, a aussi réclamé de « participer, de manière active, à toutes les discussions et négociations concernant le développement » de la compagnie.

La direction de Transavia France a indiqué dimanche que ces « discussions en cours » portaient sur « un projet d’accord de groupe » , qui est « négocié avec les syndicats représentatifs » des pilotes « au niveau du groupe » Air France, c’est-à-dire « le SNPL et le SPAF » . « La négociation d’un accord de groupe est permise par la loi du 8 août 2016 » (loi El Khomri), souligne la direction dans un communiqué.