Se connecter à son compte :
?
Où trouver mes identifiants ? J'ai oublié mon mot de passe
Récupérer son mot de passe :
Je me connecte
cgt.fr
À venir
Votre identifiant correspond à l'email que vous avez renseigné lors de l'abonnement. Vous avez besoin d'aide ? Contactez-nous au 01.49.88.68.50 ou par email en cliquant ici.
HAUT

Lors de la répression du mouvement des gilets jaunes : « Il n’y a pas eu de violences irréparables. Le pire a été évité. » ”

Emmanuel Macron - Président de la République
27 août 2019 | Mise à jour le 27 août 2019
Par | Rédacteur
Comme à son habitude, Emmanuel Macron, répondant aux questions d'Anne-Sophie Lapix lundi 26 août à 20 heures, a choisi de nier la réalité de sa politique et les vérités tragiques des morts et blessés du mouvement des Gilets jaunes.

Une phrase assez directe et simple. Et qui montre donc bien à quel point notre président n’a pas « changé » comme voudraient nous faire croire quelques mauvais articles de presse, plus proches du pitch de communicants que de l’analyse critique.

Une phrase courte dans laquelle il dit simplement, en évoquant ce que les forces de l’ordre ont commis comme violences pendant les manifestations des gilets jaunes, qu’aucune n’a été « irréparable », même s'il ya eu des « blessures inacceptables », comme il le reconnaissait avant le G7.

L'entretien donné au 20 heures de France 2 : « Il n'y a pas eu de violences irréparables. Le pire a été évité grâce à leur professionnalisme. » (à 30 minutes)

Cette petite phrase méprisante pour l’ensemble des victimes, et finalement injurieuse au regard des personnes éborgnées et décédées à la suite d'actions des forces de l'ordre résume assez bien l’esprit d'Emmanuel Macron. Une forme de perte acceptable pour la mise en place des réformes et le rétablissement de « l'ordre public ».

Une phrase qui a aussi fait bondir les organisations de défense des droits de l'Homme, dont la Ligue des droits de l'Homme. Laquelle, selon Arié Alimi, membre du bureau national de l'association et avocat, est « terrible » et « dangereuse ». Il a pointé du doigt un homme qui préfère « faire primer l’ordre public sur la liberté d’expression ».