Auchan verse 313 millions à ses actionnaires et liquide 21 sites
La « boucherie sociale » , dénoncée par la CGT commerce et services, continue dans la grande distribution. Après Carrefour ou Castorama, c’est au tour d’Auchan de se désengager de ses enseignes.
Publié le 2 mai 2019
La « boucherie sociale » , dénoncée par la CGT commerce et services, continue dans la grande distribution. Après Carrefour ou Castorama, c’est au tour d’Auchan de se désengager de ses enseignes.
21 sites concernés • 13 supermarchés : à Tours (37), Esvres (37), Roanne (42), Faulquemont (57), Marquette-Lez-Lille (59), Arras (62), Perpignan (66), Mulhouse (68), Rouen (76), Albert (80), Athis-Mons (91), Chevilly-La-Rue (94), Saint-Ouen L’Aumône (95).
• 4 magasins Chronodrive : à Caen (14), Agen (47), Vannes (56) et Bayonne (64).
• 2 magasins Halles d’Auchan : à Meaux (77) et Bobigny (93).
• 1 hypermarché à Villetaneuse (93).
• Le centre de préparation Auchandirect (livraison de courses à domicile) à Marseille a déjà annoncé sa fermeture depuis le 6 mars.
Les rumeurs sont devenues bien réelles. Dans un communiqué de presse publié mardi 30 avril, Auchan Retail France, filiale du groupe Auchan, annonce la cession de 21 de ses sites, super et hypermarchés, chronodrives et autres halles répartis sur le territoire français.
Une décision que le distributeur explique par « des mutations du commerce sans précédent et une situation économique très difficile » qui le conduisent à se débarrasser d’enseignes « sans perspective réaliste de retour à la rentabilité et ce malgré les investissements réalisés ».
« C’est une première chez Auchan qui n’a jamais connu de fermeture de sites depuis les 40 ans que l’entreprise existe », déplore Gérald Villeroy, délégué syndical central CGT-Auchan, qui parle d’un « choc psychologique comme jamais » pour les salariés. Et la secousse pourrait s’aggraver. « Ce n’est que la pointe émergée de l’iceberg », prévient-il. « La direction a encore identifié 100 foyers de perte et on ne sait pas s’il s’agit de rayons en difficulté ou de magasins dans le rouge. » Une rétention d’informations ressentie comme une trahison. « Deux mois après nous avoir dit que l’entreprise allait se transformer, mais que nous n’avions “pas d’inquiétude” à avoir et qu’il y aurait “zéro licenciement”, le PDG, Edgar Bonte annonçait des plans sociaux pour, dans un premier temps, 623 salariés ! », accuse le délégué. Le mois de mai et la réunion sur les négociations annoncée pour le mercredi 15 s’annoncent donc tendus.
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