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+15%d’agressions contre les personnes LGBT en 2018 signalées à SOS Homophobie

14 mai 2019 | Mise à jour le 16 mai 2019
Par | Journaliste
Comme chaque année depuis 23 ans, SOS Homophobie publie un rapport permettant de mesurer l'évolution, en France, de la haine à l'égard des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT). En 2018, les agressions homophobes signalées à l'association ont enregistré une hausse spectaculaire de 15 % par rapport à l'année 2017.

Dans ce minutieux rapport annuel de 176 pages, l'association SOS Homophobie fait état pour la troisième année consécutive d'une tendance générale à la hausse du nombre de témoignages de personnes ayant subi une ou des agressions contre les personnes lesbiennes, gays, bis et transgenres. Mais en 2018, ces signalements d'actes homophobes ont soudain bondi de 15 % par rapport à l'année 2017 où ils n'avaient progressé que de 4,8 % par rapport à 2016.

D'où le classement de 2018 en « année noire » par l'association qui s'inquiète de cette percée spectaculaire de la haine homophobe. Dans la moitié des cas recensés (54 %), les actes contre les personnes LGBT s'expriment dans la vie quotidienne : dans les lieux publics (12 %), sur le lieu de travail (11 %) ou dans le commerce (6 %) ou encore sur internet où l'on recense 23 % de signalements d'actes homophobes.

Plus alarmante encore, l'explosion des agressions physiques, avec 231 attaques enregistrées en 2018 (vs 139 en 2017), en hausse de 66 %. Au cours du dernier trimestre 2018, la plateforme de SOS Homophobie a même recueilli jusqu'à 1 signalement d'agression physique par jour.

Explosion de la lesbophobie

Autre évolution marquante, le nombre d'actes lesbophobes, en très forte hausse (+ 42 %) est passé de 153 cas en 2017 à 365 recensés en 2018. D'après l'association, cette hausse spectaculaire serait à corréler avec les mouvements MeToo et Balancetonporc survenus fin 2017 qui ont contribué à libérer la parole des femmes victimes, en particulier sur les réseaux sociaux où les témoignages avec photos des agressions subies ont déferlé.

Principalement perpétrés par des sujets masculins, ces actes lesbophobes vont de l'injure sexuelle jusqu'aux menaces de viol. À mettre en perspective avec l'évolution des actes de gayphobie (+ 10 %) et de transphobie (+ 13 %). Autant de données qui, d'après SOS Homophobie, attestent de la persistance de la haine anti-LGBT et, plus grave, d'une tendance à l'intensification du fléau de l'intolérance et du rejet des personnes LGBT.