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152millions d’enfants sont encore astreints au travail dans le monde selon l’OIT

11 juin 2019 | Mise à jour le 11 juin 2019
Par | Rédactrice en chef adjointe de la NVO
À l'occasion de la journée internationale de lutte contre le travail des enfants, ce 12 juin, l'Organisation internationale du travail le rappelle : « La seule chose qu'un enfant devrait faire travailler est son imagination. Pourtant aujourd'hui, encore 152 millions d'enfants sont encore astreints au travail. Le travail des enfants est présent dans pratiquement tous les secteurs, mais 7 sur 10 travaillent dans l'agriculture. »

Dans tous les secteurs d'activités

Pour l'agence onusienne, le travail des enfants concerne « l'ensemble des activités qui privent les enfants de leur enfance, de leur potentiel et de leur dignité, et nuisent à leur scolarité, santé, développement physique et mental. » Et même, « Dans ses formes les plus extrêmes, le travail des enfants concerne ceux réduits en esclavage, séparés de leur famille, exposés à des risques et des maladies graves, et/ou livrés à eux-mêmes dans les rues des grandes agglomérations, souvent dès leur plus jeune âge. ».

Asie-Pacifique et Afrique subsaharienne particulièrement touchées

Son dernier rapport porte sur l'année 2012 et les compare avec les estimations de 2008. Il indique que quelque 85,3 millions d'enfants sont astreints aux « pires formes » de travail, au travail dangereux.

C'est dans la région Asie-Pacifique que les enfants de 5 à 17 ans travaillent le plus (77,7 millions) bien que leur nombre et leur proportion diminuent. Ils sont 59 millions en Afrique subsaharienne (un enfant sur cinq dans cette région) et 12,5 millions en Amérique latine et aux Caraïbes. « Pour la première fois, on a noté un léger recul du travail des enfants en Afrique subsaharienne, non seulement en nombres absolus, mais aussi en termes relatifs », indique le rapport. « Leur nombre a également baissé modestement en Amérique latine et aux Caraïbes ».

Des Conventions à faire appliquer

Depuis sa création en 1919, la protection des enfants est inscrite dans le Préambule de la Constitution de l'OIT. Elle fait aussi partie des Objectifs de développement durable (ODD) de l'ONU, établie par la communauté internationale, qui appelle à éradiquer le travail des enfants sous toutes ses formes d'ici 2025.

Deux conventions de l'agence onusienne concernent pour l'une l'âge minimum (Convention no 138, adoptée en 1973) qui précise « l'âge minimum (…) ne devra pas être inférieur à l'âge auquel cesse la scolarité obligatoire, ni en tout cas à quinze ans » et, pour l'autre, les pires formes de travail des enfants (Convention no 182 adoptée en 1999 et vaut pour tous les enfants jusqu'à 18 ans). Les causes du travail de ces enfants sont connues : la misère et l'appauvrissement des familles, et les guerres. Mais il s'agit aussi de mettre les entreprises donneuses d'ordre et notamment les multinationales face à leurs responsabilités : « les enfants travailleurs se trouvent dans toutes les étapes de la chaîne de production, y compris dans l'agriculture, la fabrication et la vente au détail », précise le « Programme international pour l'abolition du travail des enfants » (Ipec).

Au lendemain (le 13 juin) de la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants, l'OIT organise un débat à Genève permettant de revenir « sur un siècle de lutte, mais aussi de nous tourner vers les défis et les perspectives à venir ». Il s'agira aussi de travailler sur les moyens à mettre en œuvre pour atteindre plus rapidement l'objectif de l'ODD. Ce « qui suppose la ratification et la mise en œuvre des normes fondamentales du travail de l'OIT et leur mise en application en droit et dans la pratique ».

Une exigence qui sera aussi à l'ordre du jour de la manifestation syndicale internationale à Genève le 17 juin, à l'appel de la CSI, et à laquelle la CGT (qui en est avec d'autres organisations à l'initiative) entend contribuer massivement.