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Le syndicalisme face à la crise des gilets jaunes

Isabelle Avran
7 décembre 2018 | Mise à jour le 7 décembre 2018
Par | Rédactrice en chef adjointe de la NVO
Une crise sociale profonde. Et des exigences, de justice sociale et de respect. Si les luttes sociales et syndicales de ces dernières années ont confirmé les colères d'un monde du travail de plus en plus précarisé, nul n'avait imaginé l'émergence d'un tel mouvement.

Né sur les réseaux sociaux pour grossir sur les carrefours et qui exprime, de façon diverse, sinon contradictoire – à l'image de ce qu'est la société – un refus du mépris et une demande massive d'équité.

Rejetant le faux prétexte écologique du gouvernement voulant faire payer aux « derniers de cordée » la dépendance à la voiture qu'imposent l'éloignement des lieux de travail, la raréfaction des services publics, la suppression de gares et de petites lignes ferroviaires, celles et ceux qui sont devenus les « gilets jaunes » se sont d'abord mobilisés contre la hausse des taxes sur les carburants.

Mais le moratoire annoncé le 4 décembre par Édouard Philippe, qui refuse en même temps le coup de pouce au Smic et le retour de l'ISF, n'a satisfait que le nouveau patron du Medef et ceux qui voudraient confondre l'équité fiscale et son contraire, la suppression de l'impôt.

Car plusieurs semaines de mobilisation ont permis que circule la parole, sinon le débat, et que s'expriment d'autres revendications, lesquelles confirment l'urgence sociale, mais aussi le besoin de démocratie qui se désire sans intermédiaire. Le syndicalisme n'en est que plus concerné.

Pour contribuer à tisser des solidarités quand une extrême droite à l'affût espère prospérer sur le terreau des colères populaires. Pour débattre des revendications et des perspectives bien au-delà des bastions syndicaux. Ou pour rappeler que le partage des richesses se gagne aussi là où elles sont produites, notamment par la lutte sur le lieu de travail.