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Emmanuel Macron rêve d’une flexibilité à l’allemande ”

Denis Gravouil - dirigeant de la CGT, négociateur pour l'assurance chômage
22 janvier 2019 | Mise à jour le 22 janvier 2019
Par | Journaliste
Dans une tribune au journal Le Monde publiée le 22 janvier, Denis Gravouil, négociateur de la CGT pour l’assurance chômage dénonce les conséquences du décret du 30 décembre 2018 en application de la loi du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».

Ce décret qui durcit les sanctions à l’encontre des privés d'emplois fait l'amalgame entre l'immense majorité des chômeurs et les 0,4 % de fraudes. Pour Denis Gravouil, « il ne s'agit pas simplement de suspendre, et même de supprimer, les allocations pour de prétendus manquements : une redéfinition de « l'offre raisonnable d'emploi » permet d'obliger une personne inscrite à Pôle emploi à accepter à peu près n'importe quel emploi sans référence au salaire antérieurement perçu, voire sans référence à sa qualification » .

Le négociateur de la CGT pointe aussi les risques que fait peser la lettre de cadrage du gouvernement qui impose aux syndicats et au patronat qui gèrent le régime d’assurance chômage de réaliser 3,9 milliards d’économies. Le gouvernement exige ainsi de « revoir à la baisse le calcul des allocations lorsqu'il y a « cumul » – en fait, alternance – de périodes de travail, généralement en CDD courts, et de chômage indemnisé, de revoir la durée de ce cumul, ou encore sa possibilité même ; par exemple lorsqu'une assistante maternelle, qui peut garder jusqu'à trois enfants, n'en garde plus qu'un ou deux (généralement parce que la famille inscrit son enfant à l'école maternelle).  »